
Faire une pause avant d’aller mieux. En effet, et si le mieux-être n’était pas une performance ?
Nous vivons à une époque paradoxale.
Jamais nous n’avons eu autant d’informations sur la santé, le bien-être, l’alimentation, le stress, le sommeil, le couple… et jamais nous ne nous sommes sentis aussi souvent insuffisants.
Il faudrait mieux manger, mieux dormir, bouger plus, gérer ses émotions, réussir sa vie professionnelle, préserver son couple, être un bon parent, rester disponible, performant… tout en restant serein, bien évidemment.
À force, le mieux-être devient une charge supplémentaire et non un soutien.
Alors avant d’aller plus loin, prenons un instant pour faire une pause.
Le mythe du « tout doit aller bien en même temps »
Il est important de le dire clairement :
tout ne peut pas aller bien en même temps, et c’est normal.
La vie n’est pas linéaire.
Elle fonctionne par cycles, par ajustements successifs.
Il y a des périodes où le corps tient bon pendant que le mental fatigue.
D’autres où la relation va bien, mais l’énergie manque.
Et parfois, tout semble flou à la fois.
Le problème n’est pas ce déséquilibre.
Le problème, c’est de croire qu’il faudrait le supprimer, le corriger rapidement ou le masquer.
Le mieux-être n’est pas un état figé à atteindre.
C’est un processus vivant, en mouvement.
Se regarder avec honnêteté… et douceur
Avant de vouloir changer quoi que ce soit, il est souvent utile de s’arrêter et d’observer.
Non pas pour se juger.
Mais pour comprendre.
Je vous invite simplement à vous poser ces questions, sans chercher de « bonnes réponses » :
- Qu’est-ce qui fonctionne encore aujourd’hui dans ma vie ?
- Qu’est-ce qui ne fonctionne plus, ou me demande trop d’énergie ?
- Qu’est-ce que je ne veux plus continuer ainsi ?
- Qu’est-ce qui me coûte, physiquement ou émotionnellement, plus que ce que cela m’apporte ?
Très souvent, nous voyons surtout ce qui ne va pas.
Et nous oublions ce qui tient encore, parfois malgré les tempêtes.
Redéfinir ses objectifs : moins de pression, plus de clarté
Quand on se sent fatigué, démotivé ou perdu, on se fixe souvent des objectifs trop vastes :
« Je veux aller mieux »
« Je veux retrouver de l’énergie »
« Je veux changer ma vie »
Ces intentions sont légitimes, mais elles sont trop floues pour soutenir une mise en mouvement réelle.
C’est là que les objectifs dits SMART peuvent devenir utiles — non pas comme un outil de performance, mais comme un cadre rassurant et comme une boussole pour sortir du brouillard.
Un objectif soutenant est :
- Simple
- Réaliste
- Concret
- Limité dans le temps
- Adaptable
Par exemple :
- Non pas : « reprendre une hygiène de vie parfaite »
- Mais : « intégrer un moment pour moi, deux fois par semaine, pendant un mois »
Un objectif à la fois.
Petit.
Accessible.
Et surtout : réajustable.
La remise en mouvement : là où naît la motivation
Nous attendons souvent la motivation pour agir.
En réalité, c’est l’inverse.
Sur les réseaux sociaux, on entend souvent cette phrase :
« Mieux vaut fait que parfait ».
Utilisée à tort, elle devient une injonction de plus à faire, coûte que coûte.
Mais dans son sens profond, elle dit tout autre chose : il vaut mieux un geste imparfait, mais vivant, qu’un idéal parfait qui nous laisse immobile.
La motivation ne précède pas l’action.
Elle en est le fruit.
La motivation naît du mouvement, même minime.
Un petit pas crée un léger mieux-être.
Ce mieux-être redonne de l’élan.
Et cet élan permet d’avancer encore un peu.
Il ne s’agit pas de tout changer.
Il s’agit de commencer quelque part, là où c’est possible aujourd’hui.
“ Oser un pas imparfait, mais ajusté à son énergie du moment, est souvent ce qui permet de sortir de l’inertie. ”
Revenir au socle : le trio fondateur du mieux-être
À ce stade, il peut être utile de se rappeler les fondations :
- Retrouver une motivation vivante, non pas par la contrainte, mais par l’élan.
- Déculpabiliser, pour sortir du cycle effort – échec – découragement.
- Cultiver bienveillance, gratitude et plaisir, non comme des objectifs à atteindre, mais comme un climat intérieur à installer progressivement.
Ce trio n’est pas une méthode rigide.
C’est un fil conducteur, une manière d’avancer sans se violenter.
Et maintenant ?
À partir de là, tout peut se construire pas à pas.
Les axes du mieux-être — soutenir le corps, apaiser le système nerveux, ajuster l’alimentation, se remettre en mouvement, prendre soin des relations — ne sont pas des obligations simultanées.
Ils sont des portes d’entrée possibles, selon votre moment de vie, votre énergie, vos priorités.
Dans les prochains articles, chacun de ces axes sera abordé de façon concrète et accessible, avec des propositions simples, des outils pratiques et des pistes d’adaptation.
Des supports comme les petits carnets viendront accompagner cette démarche, pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin, à leur rythme.
Le mieux-être n’est pas une course.
C’est un chemin.
Et vous êtes déjà en train de le parcourir.
Pour aller plus loin :
– Découvrir le trio fondateur du mieux-être, socle de l’approche Naturel Complice
– Prochainement : « Explorer la matrice des pauses, pour mieux comprendre les différents types de repos et leurs effets »
🌿Si ces réflexions résonnent, vous pouvez aussi me retrouver sur la page Facebook Naturel Complice, où je partage régulièrement des pistes de réflexion, des outils simples et des invitations à ralentir.




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